posted byLaila Touhami Kadiri05/05/2026
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Le législateur marocain a instauré un cadre juridique robuste pour garantir le salaire minimum légal, reconnaissant ce dernier comme un droit fondamental inaliénable pour tous les salariés.
Ce dispositif vise à protéger la dignité professionnelle et sociale des travailleurs à travers le pays.
Il est principalement ancré dans les dispositions du Code du travail, qui énonce les principes généraux régissant les relations employeur-salarié.
De plus, des textes réglementaires spécifiques, comme le Décret n° 2.25.983, viennent préciser et actualiser les montants du SMIG et SMAG.
Ces fondements juridiques assurent que la protection du salarié s'étend à toute personne liée par une relation de travail subordonnée, indépendamment du secteur d'activité.
L’article 358 du Code du travail marocain définit explicitement le champ d’application du salaire minimum légal.
Il précise que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) s’applique à l’ensemble des salariés exerçant dans les secteurs industriel, commercial et des professions libérales.
Parallèlement, le Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) est spécifiquement institué pour le secteur agricole.
La loi garantit ainsi que la protection juridique du salarié n’est pas conditionnée par la nature spécifique de l’activité exercée, mais s’étend à toute personne liée par un contrat de travail au Maroc.
La fixation du salaire minimum légal au Maroc s'opère par voie réglementaire, à travers un décret.
L’article 356 du Code du travail prévoit que ce décret peut être révisé chaque fois que les circonstances l’exigent, après consultation des organisations professionnelles et syndicales les plus représentatives.
Cette approche collaborative renforce la légitimité et l'acceptation des ajustements du SMIG et SMAG.
L’article 357 du Code du travail marocain établit clairement que le salaire minimum est déterminé sur la base du salaire en espèces effectivement versé au salarié.
Cette approche exclut formellement les avantages en nature ou autres prestations qui pourraient être accordées par l’employeur.
Des éléments tels que le logement, le transport ou l’alimentation ne sauraient en aucun cas se substituer au salaire minimum légal dû.
Ce principe consacre l’intangibilité du salaire minimum conforme au droit du travail marocain.
Le principe d'intangibilité du salaire minimum légal signifie que le montant fixé pour le SMIG ou le SMAG ne peut être réduit.
L'article 360 du Code du travail renforce ce principe en disposant que tout accord ayant pour objet de fixer un salaire inférieur au minimum légal est nul de plein droit.
Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) s'applique aux secteurs non agricoles.
Il concerne les salariés des industries, du commerce, des services et des professions libérales. Son ajustement vise à maintenir le pouvoir d'achat face à l'inflation.
Le Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) est spécifiquement adapté aux particularités de l'agriculture, telles que la saisonnalité. Son montant est défini sur une base journalière.
En application des principes du Code du travail, le Décret n° 2.25.983, publié le 29 décembre 2025, a officialisé les dernières révisions du SMIG et SMAG au Maroc.
Conformément à l’article premier du Décret n° 2.25.983, à compter du 1er janvier 2026, le salaire minimum légal dans les activités non agricoles est fixé à 17,92 dirhams par heure de travail.
Créer une société commerciale au Maroc implique une connaissance précise de ces obligations.
L’article deuxième du Décret n° 2.25.983 stipule que, à compter du 1er avril 2026, le salaire minimum légal dans le secteur agricole est fixé à 97,44 dirhams par journée de travail.
La jurisprudence marocaine a affirmé le caractère d'ordre public du salaire minimum légal.
L'arrêt de la Cour suprême du 6 octobre 2004 (n° 1009) a jugé que le respect de ce minimum ne peut être ignoré par des accords privés.
De même, l'arrêt n° 135 du 7 février 2007 reconnaît qu'un départ en raison du refus de respecter le salaire minimum est légitime, car celui-ci est un élément essentiel du contrat de travail au Maroc.
L’article 360 du Code du travail dispose que tout accord fixant un salaire inférieur au minimum légal est nul de plein droit.
Les entreprises doivent se conformer strictement aux règles de lois compliance entreprises Maroc. L'article 361 prévoit des sanctions pécuniaires pour tout employeur ne respectant pas le SMIG ou le SMAG.
Les droits du salarié au Maroc sont ainsi pleinement garantis.
En 2026, le dispositif juridique marocain encadrant le SMIG et le SMAG demeure un pilier fondamental de la protection des droits des salariés.
Le Code du travail, appuyé par des décrets récents comme le Décret n° 2.25.983, garantit l'ajustement régulier des revenus minimaux pour tous les travailleurs.
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